Arena 13

Arena 13 se révèle comme une belle mise en place de cette nouvelle saga de Joseph Delaney. Entre mythes orientaux, programmeurs et combats, Leif évolue avec astuces, courage et détermination pour atteindre son but.

Avis par Laurapassage

Arena 13

Joseph Delaney

Le livre de poche Jeunesse


Young Adult, Dystopie, Science-fiction, Fantasy
28/06/2017 – 416 pages – 7€90
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort… Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen… Son ambition?: combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.


Alors que les trois premiers tomes de la saga L’Epouvanteur sont dans ma pile à lire, j’ai découvert Joseph Delaney avec Arena 13. J’avais bien évidemment repéré cette nouvelle série à sa sortie en grand format, et je n’ai pu résister à la proposition de partenariat de la part de Le livre de poche Jeunesse.

« Le monde était ainsi fait : c’était une loterie. »

 

Dans l’Arena 13, nous suivons Leif, un jeune garçon prêt à tout pour combattre et un jour pouvoir défier Hob. À l’image de nombreux adolescents, il pense connaître beaucoup de choses alors qu’il est bien loin du compte. De nombreux éléments lui manquent et il comprend vite qu’il n’a aucun intérêt à se montrer arrogant. En effet, il part avec de belles bases grâce à ses talents au combat de bâton, mais la route risque d’être longue pour atteindre l’arène 13. Sa rencontre avec Tyron change sa vie et la découverte des lâcres le marque bien plus qu’il ne le pense. Ni trop exubérant, ni trop timide comme ses deux compagnons de route, il se fait remarquer de Kwin, jeune fille combative au tempérament de feu, qui ne se gênera pas pour l’entraîner dans des situations extrêmement dangereuses. Déterminé et courageux, Leif peux prendre exemple sur Kern, personnages malheureusement trop peu développé dans ce tome qui se concentre davantage sur l’adolescent, héros principal de l’histoire, à la fois attachant et mystérieux.

Ce premier tome d’Arena 13 est avant tout une mise en place de l’univers dystopique de Joseph Delaney. Les rebondissements se font attendre, ils sont finalement peu nombreux et précipités sur la dernière partie de l’histoire. Pour autant, j’ai directement été happée par le récit sans vraiment pouvoir le lâcher. Le mystère qui entoure Gideen, Hob, Leif et même l’extérieur de Midgard où sont confinés les derniers humains, ne m’a pas lâché une seule seconde. L’association de croyances sémitiques, de technologie et de combats inspirés des gladiateurs, m’a tenue en haleine, aussi improbable soit-elle. La tension monte au fil des révélations et à chaque nouveau chapitre, on ne peut s’empêcher d’avoir peur pour la vie de Leif, ce garçon aussi ordinaire qu’étonnant. Joseph Delaney nous présente ainsi un début de saga de son écriture fluide, sans s’étendre en descriptions et en se montrant juste en révélations. Bien évidemment, j’espère que la suite se montrera plus dynamique et complète, autant sur les interrogations qui entourent l’univers, que sur les personnages secondaires.

« Vous êtes dans l’Arène 13, et vous allez assister à un combat fatal. Que ceux qui meurent le fassent avec honneur. Que ceux qui vivent conservent leur souvenir. L’affrontement peut commencer ! »

 

Malgré tout, je regrette le début un peu enfantin. De part sa couverture et son synopsis, je m’attendais à une montée en puissance de la violence quasi immédiate. Joseph Delaney a pris le parti de préserver ses lecteurs pendant les trois quarts du livre en s’abstenant de fournir les détails sordides des différentes situations rencontrées. En même temps, cette évolution est conforme à celle de Leif, au début déterminé mais qui détourne la tête à la moindre violence poussée, et qui finit par s’y habituer pour mieux apprendre. L’auteur ayant créé tout un univers à part entière, il nous présente des citations d’ouvrage importants dans l’histoire à chaque début de chapitre. Également, il n’hésite pas à nous proposer un lexique à la fin du livre pour mieux appréhender le vocabulaire spécifique à Arena 13. Ainsi, il s’adresse à tous, comblant les adeptes de mythes et de combat, comme ceux plus fleur bleue, avec le développement des ressentis des personnages et en particulier des sentiments exacerbés de Leif.

« Commencer une guerre est facile. Mais certaines guerres sont sans fin. (Amabramsum, le livre genthai de la sagesse) »

 

Arena 13 se révèle comme une belle mise en place de cette nouvelle saga de Joseph Delaney. Entre mythes orientaux, programmeurs et combats, Leif évolue avec astuces, courage et détermination pour atteindre son but.


  • Histoire 90%
  • Ecriture 90%
  • Personnages 85%
  • Emotions 85%
  • Originalité 95%
  • Suspense 90%

MA NOTE :

Pour ceux qui ont aimé :

Une braise sous la cendre


En voir plus :
– D’autres chroniques : Livraddict / Babelio / Goodreads
– D’autres citations : Babelio


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6 Comments

  1. Tu m'as vraiment donné envie de le lire merci !

  2. Je l'ai pas mal croisé, j'aimerais bien le lire et me faire mon propre avis ^^@

    • Maintenant qu'il est sorti en poche, plus d'excuse pour ne plus se le procurer ;)
      Il est très sympa, certes plus dans la mise en place que dans l'avancée de l'intrigue même, mais j'ai beaucoup aimé.

  3. J'ai ce livre dans ma PAL depuis que je l'ai trouvé à Noz pour 2 euros. Mais j'ai un peu peur de commencer parce que je n'ai pas particulièrement accroché avec L'épouvanteur alors que je dois lire le tome 2 depuis deux ans.

    • D'après ce que j'ai pu entendre dire, Joseph Delaney aime bien mettre en place ses intrigues, ce qui est plus difficile avec Arena 13 étant donné qu'il ne semble pas question d'une saga aussi longue que celle de L'épouvanteur.
      En tout cas, ce premier tome m'a beaucoup plu, même si j'aurai apprécié un peu plus d'actions et de sanglant xD

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