Harry Potter et l'enfant maudit

En prenant en compte les aspects particuliers de Harry Potter et l’enfant maudit et même si, avec toutes ces contraintes, l’histoire n’est pas à la hauteur des 7 premiers tomes, j’ai vraiment apprécié pouvoir replonger dans cet univers particulier qui me fascine chaque fois grâce à l’association de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany et bien sûr Gallimard pour la publication.

Avis par Laurapassage

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Titre : Harry Potter et l’enfant maudit Achetez sur Amazon
Auteurs : J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
Editeur : 
Gallimard Jeunesse
Genre : 
Jeunesse, Fantastique
Date de parution : 14/10/2016
Pages : 
350
Prix : 
21€00
Résumé : 
Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Comme vous le savez tous maintenant, je suis une grande fan de l’univers Harry Potter et je ne pouvais donc pas passer à côté de la sortie française de Harry Potter et l’enfant maudit, une histoire écrite par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne mise ensuite sous forme de pièce de théâtre.

Je tenais d’abord à faire une mise au point sur ma vision de ce livre pour éclaircir mon avis qui suivra. Selon moi, Harry Potter et l’enfant maudit n’est pas le huitième Harry Potter, mais bel et bien un bonus à la fois pour les fans de l’univers, mais aussi pour continuer de faire prospérer tout le merchandising de la saga. Ensuite, il ne faut pas oublier que cette histoire a été écrite à la base par 3 personnes dont 2 ont une vision pour le théâtre. Exit donc les grandes descriptions de paysages, de sentiments et ressentis, d’expressions détaillées (…) et bonjour les dialogues, beaucoup plus nombreux que dans un roman « normal » et aussi beaucoup plus expressifs. N’oublions pas une dernière fois que le livre fait un peu plus de 300 pages, qu’il y a des grandes interlignes, que c’est une pièce de théâtre divisées en 2 parties et 4 actes et que donc, s’il était « transformé » en roman, il ne ferait pas les 500 pages de moyenne dont nous a habitué la saga. Evidemment, une pièce de théâtre ne peut pas durer 8 heures, ce qui limite le nombre de scènes.

« HARRY : J’en ai assez que tu me rendes responsable de tous tes malheurs. Au moins, toi, tu as un père. Moi, je n’en ai pas eu. D’accord ? ALBUS : Et tu trouves que c’est de la malchance ? Eh bien, moi pas. »

Maintenant que toutes ces considérations ont été prises en compte, passons au livre, ses personnages et son scénario. Harry Potter et l’enfant maudit va donc se concentrer sur l’enfant d’Harry, le jeune Albus Severus Potter. Mal dans sa peau car il ne se sent pas à la hauteur de son père le Survivant, peu accepté à Poudlard et pas très doué en magie, il va tenter par tous les moyens de montrer que lui aussi est capable de grands exploits. Accompagné de son ami, Scorpius Malefoy, fils de Drago qui lui aussi ne ressemble en rien à son père en se montrant plus érudit et gentil que sportif, ils vont vouloir améliorer le monde sans réfléchir aux conséquences. Les deux adolescents m’ont parue presque plus réalistes que l’étaient ceux de la saga originelle avec leurs petites crises existentielles et leurs erreurs aussi drôles qu’alarmantes. Bien sûr, nous retrouvons avec plaisir Harry et Ginny, Ron et Hermione, Drago et la célèbre Minerva McGonagall. Mes regrets ? Que Neville, Luna, Teddy (le fils de Lupin et Tonks), les autres Weasley, Hagrid (…) ne soient pas présents, mais on s’en doute, avec les raisons évoquées précédemment, tous ne pouvaient « tenir » dans le livre.

« ALBUS : La chose la plus stupide, ce n’était pas de remonter le temps une première fois – n’importe qui peut commettre cette erreur -, la chose vraiment stupide, c’était d’avoir assez d’arrogance pour recommencer. »

Alors que dire maintenant du scénario de cette pièce de théâtre ? Utilisant des éléments de l’univers déjà connus, les auteurs n’apportent pas de réelles nouveautés sur le monde de nos sorciers préférés. Encore une fois, il aurait été difficile de faire tenir tout une nouvelle intrigue ne se référant pas au passé, des nouveaux objets aux facultés particulières et de nombreux nouveaux personnages dans une pièce de théâtre où tout doit tenir (à l’inverse d’une adaptation en film où de nombreux passages sont supprimés par rapport au texte original et dont les possibilités sont bien plus nombreuses en terme de réalisation et d’effets spéciaux). Donc, contrairement à ce que beaucoup ont dit en signalant une mauvais fan-fiction, j’ai été agréablement surprise par la qualité du scénario, à la fois plausible dans l’univers Harry Potter, avec les personnages choisis et se référant à la saga principale sans pour autant la dénaturer et la changer. L’idée d’avoir lié Albus et Scorpius, les enfants de deux « ennemis », apporte de la profondeur à l’histoire et les messages passés à travers les aventures de ces deux fanfarons sont de belles morales pour conclure l’histoire d’Harry Potter (et non pas l’univers qui a encore de beaux jours devant lui). J’aurai aimé en avoir plus, lire un véritable roman avec les impressions de chaque personnage et les détails du décor, mais on ne peut pas tout avoir et je sais que J.K. Rowling ne se détachera pas de si tôt de son monde de sorciers et créatures magiques.

« DUMBLEDORE : Et c’est à moi que tu demandes comment protéger un jeune garçon d’un terrible danger ? On ne peut pas protéger les jeunes de la souffrance. La douleur doit arriver et elle arrivera. »

En prenant en compte les aspects particuliers de Harry Potter et l’enfant maudit et même si, avec toutes ces contraintes, l’histoire n’est pas à la hauteur des 7 premiers tomes, j’ai vraiment apprécié pouvoir replonger dans cet univers particulier qui me fascine chaque fois grâce à l’association de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany et bien sûr Gallimard pour la publication.

  • Histoire 90%
  • Ecriture 90%
  • Personnages 95%
  • Emotions 90%
  • Originalité 80%
  • Suspense 85%

MA NOTE :

Pour ceux qui ont aimé :
La bibliothèque de Poudlard

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