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L'Empereur - Cinéma

Après La marche de l’empereur, le nouveau documentaire sur l’Antarctique de Luc Jacquet n’a pas été à la hauteur de mes attentes du simple fait que L’Empereur ne m’a apporté aucune surprise sur son déroulement, mais le film se rattrape grandement avec une photographie à couper le souffle.

Avis par Laurapassage

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Titre : L’Empereur
Réalisateur : Luc Jacquet
Acteurs : Lambert Wilson
Genre : Documentaire
Date de sortie Cinéma : 15 février 2017
Résumé : À travers le regard et les souvenirs de son aîné, un jeune manchot se prépare à vivre son premier voyage… Répondant par instinct au mystérieux appel qui l’incite à rejoindre l’océan, découvrez les incroyables épreuves qu’il devra à son tour traverser pour accomplir son destin et assurer sa survie et celle de son espèce. Marchez avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarctique, ressentez la morsure du vent et du froid qui l’attendent à chaque pas et plongez avec lui dans les fonds marins jusqu’alors inexplorés.

L'Empereur

Si vous me suivez depuis un moment, que ce soit sur le blog ou les réseaux sociaux, vous savez sûrement que j’adore les documentaires animaliers, pas non plus au point d’en faire une overdose, mais je ne rate aucune sortie au cinéma. Et cette année, c’est L’Empereur qui sortait que je suis donc allée voir pour mon plus grand plaisir.

L'Empereur

Première petite chose importante, qu’est-ce que L’Empereur pour La marche de l’Empereur sorti il y a de cela 12 ans déjà. Ce n’est ni une suite ni un remake, selon moi c’est un film compagnon. C’est-à-dire que le sujet : les manchots empereurs avec leur système de reproduction qui leur prend 9 mois dans l’année, est retraité dans L’Empereur comme dans le précédent, mais d’une tout autre manière. Les différences sont subtiles et ce sont les points que je vais aborder avec vous par la suite : un scénario accès sur le papa, puis sur la relève avec le nouvel Empereur,  une photographie plus développée, propre et époustouflante que dans le premier et pour finir une musique plus traditionnelle aux documentaires animaliers. Maintenant, je préfère le préciser, toute la magie du film repose sur le combat des manchots pour sauver leur espèce grâce à leur reproduction des plus difficiles. Si vous avez déjà vu, comme moi, La marche de l’empereur, ce nouvel opus ne vous coupera pas le souffle comme avait pu le faire le premier.

L'Empereur

Commençons par le scénario qui ici repose sur l’Empereur, donc le mâle du couple. Nous le suivons de son départ pour aller se reproduire jusqu’à l’abandon de son enfant pour retourner à sa vie de chasse pendant 3 mois. Bien sûr, l’histoire ne se consacre pas essentiellement sur lui puisque la femelle est tout aussi importante et ensuite, le nouveau né prend la relève pour devenir à son tour autonome. Il n’y a donc plus 3 voix, mais une seule, celle de Lambert Wilson en tant que narrateur. Son timbre posé plaira par sa justesse et son sérieux, visant, à l’inverse de certaines productions Disneynature, les adultes (certainement ceux qui étaient des enfants il y a 12 ans). Contrairement à La marche de l’empereur qui se consacrait essentiellement au scénario afin de nous montrer chaque petit détail du combat des manchots dans la dureté de leur reproduction, ici le ton est plus adulte, mais les scènes se consacrent plus à la beauté de l’image qu’à chaque élément des 9 mois.

L'Empereur

Car là où se concentre cette fois-ci L’Empereur, et contrairement à son prédécesseur, c’est sur la photographie du film. Certes, tous les documentaires animaliers se doivent de montrer de belles images afin de subjuguer le spectateur, mais alors que dans La marche de l’Empereur il était question de montrer à quel point cette espèce se bat plus que n’importe quelle autre et dans d’atroces conditions, pour espérer avoir un petit qu’ils abandonneront bien vite, ici l’essentiel se passe dans la beauté de l’image. Moins de plans répétitif grande angle avec tous les manchots qui souffrent à cause des conditions climatiques ou de blizzard qui rendent l’image floue. Il est maintenant question de gros plan, de zoom sur un détail, de paysages à couper le souffle. Le film se concentre à pointer du doigts la somptuosité naturelle de ces êtres vivants et de leur combat, sans aller creuser l’aspect documentaire. Et de ce côté là, pari réussi, les images sont à couper le souffle.

L'Empereur

Concernant enfin la musique, je rappelle qu’avec La marche de l’Empereur, qui était son premier long métrage (qui a d’ailleurs incité Disney à créer eux aussi leurs documentaires avec Disneynature), Luc Jacquet avait choisi Émilie Simon, dans le genre electro-pop. Un choix étonnant, déroutant, mais qui finalement passait très bien avec les images. Bien sûr, les américains n’étant pas des adeptes de l’audace, ils avaient pris une autre bande originale. Alors forcément, quand Disneynature décide de produire L’Empereur, on se retrouve avec une bande-originale bien plus classique. C’est donc Cyrille Aufort qui a été choisi (qui n’en ai pas à son coup d’essai en terme de documentaires avec Jacques Perrin et Luc Jacquet entre autres) et alors que je trouvais la musique saisissante dans la bande-annonce, elle ne m’a pas autant empoignée durant le film. Par contre, je prends un énorme plaisir à la réécouter maintenant chez moi.

L'Empereur

Après La marche de l’empereur, le nouveau documentaire sur l’Antarctique de Luc Jacquet n’a pas été à la hauteur de mes attentes du simple fait que L’Empereur ne m’a apporté aucune surprise sur son déroulement, mais le film se rattrape grandement avec une photographie à couper le souffle.

  • Scénario 80%
  • Ambiance 95%
  • Personnages 90%
  • Visuel 100%
  • Sonore 85%

MA NOTE :

Pour ceux qui ont aimé :
Les saisons

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