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Wonder Woman

Wonder Woman se démarque forcément des autres films de super-héros grâce à son héroïne féminine. Particulièrement réussi dans sa présentation de Wonder Woman, ses visuels et sa bande-son, le film Warner Bros a le mérite de m’avoir totalement réconciliée avec le personnage de Diana que j’apprécie désormais beaucoup.

Avis par Laurapassage

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Titre : Wonder Woman Précommandez sur Amazon
Réalisateur : Patty Jenkins
Acteurs : Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen, Robin Wright…
Genre : Action, Fantastique
Date de sortie Cinéma : 7 juin 2017
Résumé : C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Wonder Woman

Après avoir vu Wonder Woman dans BatmanVSuperman, introduite comme un cheveux sur la soupe dans l’univers cinématique DC, m’ayant fait l’effet d’une femme hautaine et antipathique (tout le contraire de ce que je m’attendrais d’un tel personnage), j’avais hâte de la découvrir plus en profondeur avec un film qui lui serait entièrement dédié.

Soyons honnêtes, Gal Gadot est parfaite pour incarner le rôle de Wonder Woman. D’abord physiquement, sa beauté à la fois dure et aux traits fins représente tout à fait l’image que l’on peut se faire de l’héroïne amazone. De plus, elle joue idéalement le rôle, parfois candide et à d’autres moments bestiale, toute puissante et innocente. Il faut le souligner, alors que j’avais des doutes sur certains, l’univers DC ne se moque pas de nous dans le choix de ses acteurs. On reconnaîtra aussi le choix judicieux de leurs amazones telles que Connie Nielson et Robin Wright qui incarnent de très belles femmes guerrières. La prestation de Chris Pine, dans le rôle de Steve Trevor mérite aussi d’être soulignée. Ses réactions face à Diana, tantôt ingénue tantôt époustouflante, apportent énormément de crédibilité à cette super-héroïne sortie de nulle-part. Son personnage est d’ailleurs totalement nécessaire afin de faire découvrir les hommes à l’amazone qui n’en a jamais vu ni connu ! Danny Huston (Ludendorff) et Elena Anaya (Docteur Maru) incarnent de parfaits méchants pour la Première Guerre Mondiale et David Thewlis (Remus Lupin dans Harry Potter) surprend énormément dans le rôle de Sir Patrick. Quand aux acolytes de Steve Trevor, je retiens surtout la prestation de Saïd Taghmaoui, notre petit français qui sait autant être sérieux que drôle.

Wonder Woman

Alors, pour commencer, qu’on ne vienne pas me dire que le personnage de Steve Trevor est de trop pour pouvoir mettre en avant Wonder Woman. Ces remarques ne se présentaient pas quand il s’agissait de Superman et Loïs Lane, ou du côté des Marvel, Iron Man et Pepper Potts sans qui il ne serait rien, Thor et Jane Foster (que je déteste, mais passons), Captain America et Peggy Carter et j’en passe… Je dirais même que personne ne s’est permis de faire des réflexions quand, dans Suicide Squad, le personnage d’Harley Quinn ne tourne qu’autour du Joker… Mais forcément, si vous vous attendez à un film féministe, il aurait mieux fallu aller voir le préquel (qui n’existe pas hein) sur la bataille des amazones (où Wonder Woman n’était pas encore née). D’ailleurs, faire un personnage féministe à moitié à poil pour que les hommes puissent la reluquer, on a fait mieux. Alors à part que c’est une femme, ne cherchez pas midi à quatorze heures, ce film n’est et ne se veut pas féministe. Ça n’a jamais été son but, comme les films sur Superman et Batman n’ont jamais eu pour but d’être machistes. Surtout que je vois mal comment Wonder Woman pourrait défendre la cause des femmes dans un film qui a un contexte historique, que non il ne faut surtout pas adapter ni changer, se situant lors de la Première Guerre Mondiale (car non, les femmes n’allaient pas au combat à l’époque et non, on ne va pas réinviter l’histoire parce que c’est une adaptation, respectons un peu notre passé – et venant d’une fille qui a toujours détesté l’histoire à l’école, c’est pas peu dire !)

Wonder Woman

Wonder Woman est particulièrement bien réalisé puisque qu’il nous présente l’histoire de Diana, de son enfance (suffisamment sans pour autant s’y attarder trop longtemps) jusqu’à sa découverte des hommes. L’intrigue monte crescendo et bien que le rythme soit en dents de scie tout le long du film, il permet de grandes accalmies avant les scènes de combat. Ce rythme permet aussi de se rendre compte de l’évolution de Wonder Woman au fil de ses péripéties. Elle gagne en courage, en assurance et en détermination. D’ailleurs, chaque fois qu’elle prend une décision, il est agréable de voir la réaction de ses acolytes, non pas parce que c’est une femme (bon certes, c’est le cas au début puisqu’ils imaginent mal une femme sur les champs de bataille), mais surtout car pour eux, elle se dirige tout simplement vers une mort certaine. Les deux méchants que l’on connaît depuis le début du film sont quant à eux quelque peu désolants. Heureusement, la surprise finale est là, quoi que peut-être un peu tard, mais toutes les interrogations qui se cumulaient depuis le début du film voient enfin une réponse. Et c’est là que le combat final peut avoir lieu, révélant enfin toute l’ampleur des capacités de Wonder Woman, encore plus quand ceux qu’elle chérie sont attaqués. Il est clair qu’elle ne laissera pas les humains sans les aider !

Wonder Woman

À l’image des autres films de super-héros, Wonder Woman possède sa petite morale (même si ce n’est pas un Disney), ne manque pas d’humour et évoque des sujets importants ou difficiles comme la mort, l’amour, la famille et la compassion. Les belles valeurs sont autant présentes dans ce film que pour les autres, si ce n’est même plus du au contexte de Guerre Mondiale et d’amazones au devoir tout tracé. Mais Wonder Woman se démarque avant tout par ses visuels impressionnants, à la hauteur des autres grosses productions DC ou Marvel. Que ce soit au début du film qui retrace l’enfance de Diana, là où vivent les amazones, ou après, dans un Londres du début du 20e siècle ou dans les tranchées et sur les champs de bataille, rien n’est laissé au hasard. Les costumes, des femmes en villes ou des hommes, qu’ils soient dirigeants ou de simples soldats à la guerre permettent eux aussi de crédibiliser l’histoire, sans parler des décors tout aussi bien réalisés. Pour finir, je saluerai également la bande originale avec ce thème qui reste d’ailleurs en tête et se démarque particulièrement dans cet univers DC où les bandes sons sont certes très bonnes, mais dont le souvenir m’échappe. Mon seul regret, que de retour au présent, la future Justice League ne fasse pas une brève apparition afin d’introduire comme il se doit le prochain film DC qui sort à la fin de l’année.

Wonder Woman

Wonder Woman se démarque forcément des autres films de super-héros grâce à son héroïne féminine. Particulièrement réussi dans sa présentation de Wonder Woman, ses visuels et sa bande-son, le film Warner Bros a le mérite de m’avoir totalement réconciliée avec le personnage de Diana que j’apprécie désormais beaucoup.

  • Scénario 95%
  • Ambiance 95%
  • Personnages 90%
  • Visuel 95%
  • Sonore 95%

MA NOTE :

Pour ceux qui ont aimé :
BatmanVSuperman

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